09 JUILLET 2011 STUPEPLIP + LES HURLEMENTS D'LEO + NASSER + WAKKAN TRIBU @ Parc du Moulin Bonnet à St Ambroix [30] - Ouverture des portes à 19H00 et début des concerts à 20H00
STUPEFLIP [chansons populaires mélodramatiques]
Nouvel album : The Hypnoflip Invasion
Le 11 septembre 2001 : rien. Mais le 6 novembre, Stupeflip entre en studio pour produire son premier maxi. Dès ses premiers titres, en même temps qu'il invente son style, mélange de petits samples inquiétants, de boucles immatures, de rythmes enivrants et d'airs insistants comme des parfums, avec des parties chantées passant de "rappé-hurlé" à "chanté-gémi", le groupe déploie une mythologie dans lequel il s'inscrit comme son "extension". C'est le C.R.O.U., "là, entre autres, pour terroriser la population". Stupeflip est une sorte d'Al-Quaida du Gentil. L'ego trip typique du rap West Coast-presque toutes les chansons de Stupeflip présentent et re-présentent ses personnages, Pop-Hip, Kingju, Cadillac, MC-Salo - y est doublé comme une fourrure par une annihilation du moi pathético-parodique. Toute une tentation autobiographique est exorcisée dans la Grande Fiction.
La justification de son combat est déplacé dans un monde imaginaire, grandiose et larvaire, replié sur lui-même comme un hérisson. Les chansons parlent, avec une drôlerie plein de compassion, des laissés pour compte, des ratés, des monstres; en quoi le groupe montre des affinités évidentes avec les résidents, Ween, mais aussi les bandes dessinées de Charlie Schlingo ou de Pierre la Police (mais : "faut qu'ils mettent une étiquette, genre ça ressemble à machin, machin ou machin, et toi, machin, tu ressembles à quoi ?") Signé en licence sur Voston & Limantelle, un label de BMG, le 1er album sort en janvier 2003. Stupeflip commence alors à bénéficier d'une célébrité empoisonnée grâce à un morceau inhabituellement sucré "je Fume Pu d'Shit" (avec Jacno). Le groupe fait plusieurs apparitions médiatiques tragi-comiques et se fait violemment engueuler par BMG qui estime qu'ils ne savent pas faire leur promo. En 2005, la maison de disque décidant d'une promotion proche de zéro, le 2ème album,"Stup Religion" passe relativement inaperçu. Dommage : plus ambitieux encore que le 1er, il déploie la dimension mythique du groupe dans une signification outrancièrement sectaire. Le Stup s'y affirme comme un culte, ce qu'il est réellement pour ses fans, qui vivent désormais en s'orientant selon les énoncés du groupe. En 2006, Stupeflip assigne la major et un long procès s'ensuit, qui aboutit au retrait des albums dans les rayons. Stupeflip s'en sort sans argent, mais totalement libre et décontaminé. En 2010, sort "Le DVD" qui contient un documentaire de 50 minutes ainsi qu'un enregistrement en concert de 40 minutes. Les bénéfices de ses ventes servent au financement du 3eme album.
2011 "The Hypnoflip Invasion". Il commence par l'affirmation "Le Stupeflip C.R.O.U. ne mourra jamais" et le 2ème morceau déclare que le C.R.O.U. a disparu en 2999. Tout meurt tout le temps dans Stupeflip et tout bascule au passé, même l'avenir. Fabien pollet meurt en 1979, Kingju est déjà mort, Pop-Hip se fait tuer. On doit comprendre également cela : Stupeflip n'évoluera pas, il se fermera en spirale dans l'antériorité du Grand Rien, qui se confond avec le moment de la naissance. L'objectif n'est pas d'avancer, mais de rester attaché obsessionnellement aux références les plus terrifiantes de l'enfance. Produits sur une décennie, les 3 albums de Stupeflip suivent une ligne extrêmement proche où la fin de chaque album forme le commencement du suivant. Entre les chansons, des intermèdes posent le décor ou commentent la narration, et à chaque disque se termine par un tour de force de plus de 7 minutes, où des monologues apocalyptiques se succèdent sur des musiques répétitives à grande intensité dramatique.
"The Hypnoflip Invasion" va jusqu'ua bout de l'embarassant. Dans ce 3eme disque, plus fou et plus beau encore que les 2 premiers, Stupeflip dessine la fleur transfiguratrice d'un hilrant pathétique. Rempli de récits d'amour paradoxaux ("Gaelle", "Gém les Moch"), il est à la fois plus désenchanté et plus joyeux. De "Foule Sentimentale" à Mylène Farmer, du fromage Kiri aux images Panini, rien n'est chic ni cool dans ce que raconte Stupeflip, tout est flippant parce que tout est vrai : vrai le pathos d'enfant malade qui a peur d'être pris pour un fou, vrai le "spleen des petits", vrai la rage d'en finir avec un monde mauvais et tous ses emissaires ("je les déteste"). Le disque s'achève sur un monologue très drôle et très triste sur le crayon de Titi : "Eh, tu sais ce que j'ai au bout des doigts ? j'ai un crayon Titi. Eh ouais, un crayon avec une tête de Titi au bout. Et avec ce crayon Titi, je vais écrire un maximum de trucs, parce que j'ai envie de bouffer la Terre entière. Je vais vous stupéfier avec mon crayon Titi, parfaitement. Je vais vous scocher à base de samples de ouf qui emportent la tête. j'vais vous titiiser la cervelle. j'vais en faire du flan alsa rien qu'avec mon crayon Titi".
"La troisième ère du stup commence maintenant. Et l'invasion se manifestera par une tournée dont la radicalité s'exprimera avec une précision plus rigoureuse que jamais. Plus visuelle et plus dramatique, le tour que prépare Stupeflip à son public d'âmes damnées aura la logique d'une machine infernale. Mais tout le monde sait que la terreur sur Terre, le flip hypnotique suprême, est l'apanage des gros travailleurs. La grande Vengeance, c'est de refaire le monde, miette après miette : « Prendre des p'tits bouts d'trucs et puis les assembler ensemble. "
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NASSER [electro rock]
Formé il y a seulement quelques mois, Nasser est une grenade dégoupillée dans la mêlée électro. Le groupe n'a pas fait de détail pour se lancer à l'abordage d'un paysage musical en pleine cure de rajeunissement. Ses arguments sont simples et imparables : un clash furieux de kicks puissants et d'esprit rock joué à fort volume, une mixture électro-instrumentale décapante qui remet à plat tout ce que vous pensiez savoir sur la question cruciale "comment transpirer sur un dancefloor".
Nicolas, Simon & Romain n'ont pas eu à forcer leur nature. peu intéressé par la branchitude forcée de l'électro-clash, épaules rentrées pendant la vague minimale, le trio a accueilli avec délectation la nouvelle déferlante électro et embrayé avec Nasser une mémorable série d'uppercuts sonores. Sortis sur Leonizer, ces morceaux ont quasi-instantanément trouvé leur public. il faut dire que le terrain avait été bien préparé par Soulwax ou LCD, influences évidentes du groupe : Nasser prolonge cette humeur punk jubilatoire et un goût certain pour le frisson acid-techno.
Des petits clubs underground de leur ville au festival Solidays en passant par les Nuits Sonores à Lyon, leurs premières prestations ont fait crépiter les beats : un feu d'artifices qu'un public, venu auant pour faire la fête qu'en découdre avec le son, retrouve à chaque live du trio incendiaire. Let there Be Rock.
Au delà des qualités d'hymnes radicalement dancefloor qu'on leur reconnaît à la 1ère écoute, les tracks "Come On", "Too Loud, Too Old" sont de furieux coups de boutoirs contre l'inertie des foules et des idées reçues. Les chorus en béton armé de "We Don't Understand" et les riffs au napalm de "Retrosexual" clament la perplexité face à ce que le goût commun considère comme acquis : Nasser est un groupuscule d'insoumis, sur scène comme à la ville. Le côté "incontrôlable" : c'est l'arme la plus dangereuse du trio.
Nouvel album "Bordel de Luxe" sorti en février 2011.
Le rock français rejaillit tel un phoenix dans les années 90 sous une drôle de forme mal fagotée nouvelle chanson française.
Nés en 1996 sur les fondations libertaires scellées par l’alternatif punk et les radios libres des années 80, les Hurlements d’Léo posent leurs amplis à quatre envies, enchaînent les concerts comme d’autres les verres et rhabillent à l’emporte pièce la dite chanson française d’un assortiment d’instruments leur permettant aux entournures une plus grande liberté au fur et à mesure des rencontres.
De l’entrain agité de leurs grands frères, ils conservent une énergie coriace à laquelle ils donnent les visages taillés à la serpe de vies laminées d’alcool persévérant et dégoupillées à coup de coeurs tronçonnés. Evoquer les Hurlements d’Léo d’alors c’est se rappeler autant de concerts allant de mythiques bars enfumés et bruyants, de salles surpeuplées éparpillant une pagaille joyeuse sur les trottoirs glissants de Bordeaux, où la boulimie de jouer le dispute à l’hémorragie de rencontres fumeuses.
Après cinq ans de silence discographique, Les hurlements ne sont pas prêts de se taire avec la sortie de leur nouvel album "Bordel de Luxe" le 28 février 2011, annonçant le retour attendu de ces troubadours effrontément punks qui ramène dans ses bagages des compagnons surprenants, assurant la relève de ceux partis sur d’autres chemins.
Rien à faire, Les Hurlements d’Léo ce n’est pas juste une histoire, c’est quinze ans d'aventures humaines et musicales qui démontrent qu'il n'est pas le groupe d'un style, d'une idée? ou d'une scène, mais bien celui d'un état d'esprit ! Celui d'une grande famille musicale atypique et généreuse, délivrant une musique au style inclassable s'inspirant des longues routes parcourues sans relâche aux quatre coins du monde, avec toujours le même plaisir, et l'envie de partager son engouement musical. Mais c'est sûrement ce paradoxe constant entre les paroles d'une gravité et d'une mélancolie profonde avec une musique envolée et jubilatoire qui donne tout son sens au groupe.
WAKKAN tribu est avant tout un groupe de scène accro au live et au public. Formée depuis novembre 2008, la tribu Gardoise compte bien user les pavés et les planches de partout et d'ailleurs!
D'influences punk métal découle la puissance de la batterie d’Arnaud, La mélodie et la profondeur de la basse de Jens nous viennent de cette contrée exotique qu'est l'Allemagne et sont venues rencontrer les indigènes locaux, la mécanique incisive de la guitare de Rémy appelle à la transe et au sautillement compulsif, les gros sons de guitare, la recherche d'originalité sonore et de combinaisons d'effets font l’excentricité et la virtuosité de celle de Chiquit, L’entièreté et l’expression du chant de Guillaume se veulent coupables d'assassinats lyriques publiques dans la langue de Molière.
De la fusion de ces cinq identités nait une musique rock puissante, émotive, energique et mélodique... Panachée de coup de nerfs et de chaleur, elle est accessible à tous et se veut captivante. WAKKAN tribu aspire à jouer dans tout les lieux en privilégiant l'humain, les rencontres, la solidarité et l'échange.
En deux années, WAKKAN tribu a composé une vingtaine de morceaux, enregistré deux disques de cinq titres et donné une une petite centaine représentations… Un album autoproduit devrait voir le jour courant 2011.
TARIF : 16€ en prévente (+ frais de loc) // 19€ au guichet sur place // billetterie en place à l'OT de St Ambroix/Bessèges/ Les Vans + magasin Cardamome à St Ambroix et dans tous les points de vente habituels [Fnac - Auchan - Cultura - Leclerc - Géant Casino - Cora // sur internet http://www.digitick.com]